mercredi 28 janvier 2009

Seven Pounds

Je cherchais un titre "épique" pour cet article. C'est que ce film le vaut bien. Déjà, on y trouve Will Smith. Ai-je besoin de rappeler qui est Will Smith? Gosse, il m'aura fait rire dans la série Le prince de Bel Air, plus vieux il m'aura fait encore rire mais dans un film cette fois, Hitch. C'est d'ailleurs un film qui a donné à Will Smith la classe qu'il a mes yeux maintenant, Men in Black (parmi les choristes, y'a Alicia Keys). On pourrait encore citer I Robot où cette fois, il m'a fait imaginer un futur probable. Et j'en passe! Bref, tout ça pour dire que si y'a un acteur que j'aime, c'est bien Will Smith et que je suis nul de pas avoir un titre à la auteur de son talent.
J'suis donc évidemment allé voir avec impatience son dernier film: Seven Pounds! (définitivement je préfère les titres originaux)


J'ai pas été déçu! Si ce film se révèle lent au démarrage, sur la durée, on en garde un sentiment très positif. Enfin, "lent au démarrage", on se doute dès le début que ce n'est qu'un impression car la 1ère scène consiste juste à nous spoiler un peu avec un Will Smith annonçant son suicide puis petit retour dans le temps où on le voit agir de façon 100% politiquement incorrect avec un aveugle... j'en reste sur le cul tellement cette entrée en scène m'a choqué d'autant plus que je ne pensais pas voir un jour le monsieur jouer dans un rôle le faisant passer pour un connard en moins de 2minutes. Puis l'air de rien, on suit cette fois Will Smith en train de s'amuser à juger si une personne est respectable ou non pour savoir si elle mérite son aide. Y'a pas comme une contradiction? Et voilà le film est définitivement lancé.
Ce film tient un peu du fait divers. J'ai presque envie de dire que ça peut arriver à tout le monde sauf que, et c'est ce qui fait que ce film est pas parfait à mes yeux, le scénario, une fois compris et analysé de A à Z, est un peu tiré par les cheveux. Faut partir du principe que Will Smith réussit tout ce qu'il entreprend dans ce film. A partir du moment où ce fait est accepté (ou pas), le tout se tient et on ne peut qu'être un spectateur ébloui par la mise en scène très touchante de cette perle. On est confronté à voir de nombreuses personnes connaissant des problèmes physiques (ou familiaux pour certains) qui pourtant ne laissent rien transparaître. C'est une leçon de vie, du jour au lendemain, on peut tout perdre, tout gagner.
Ce film consiste en réalité en la rédemption de Will Smith, si je trouve que sa réaction est "too much" face à la raison (qui se devine très facilement), on ne peut qu'admirer ce à quoi il se livre pour y parvenir.
Evidemment, c'est un film américain, alors il fallait une amourette.. évidemment, il fallait que précisément ça tombe sur LA personne -seuls ceux qui ont vu le film comprendront là-. Pourtant, pour cette fois, je dis: vive cette amourette! Si elle est peut-être facile, elle permet une conclusion somptueuse à ce film. J'ai déjà parlé du concept de fin classe et apparemment les scénaristes ont tout compris. On a vraiment droit à une fin qui vaut le coup d'oeil comme je les aime.
Finalement j'me lis, je me dis que c'pas vraiment une critique pour le coup, que ça fait gros fanboy, que je spoile presque, que je parle pas de la forme (qui a son importance quand même) mais voilà, je vois pas comment tourner ça autrement. J'ai adoré ce film et j'attends déjà avec impatience le prochain film de Will Smith.

Dans un registre tout autre, j'ai aussi vu Burn after Reading avec George Clooney et Brad Pitt: c'était vraiment une bonne dose de rigolade. Après c'est vraiment un genre particulier que je peux pas juger autrement que subjectivement car j'en regarde très peu. En tout cas c'était tellement absurde que ça m'a marqué. Brad Pitt qui danse, y'a que ça de vrai... quoi que la petite réplique de George Clooney après qu'il ait fait son entrée dans les draps d'une femme (ouais "une" pas "sa") me fait toujours marrer en y pensant. Bref, un film à matter entre potes!

Voilà, bon allez, cette fois je crée le Libellé Cinéma!

Sinon: bon ça fait un moment que j'y ai pas touché mais vais un peu faire joujou avec la playlist deezer, elle vieillit un peu trop là!

vendredi 23 janvier 2009

Tokyo Marble Chocolate (+vie du blog)

-Avant de commencer, je préviens que pour donner mon avis, je me suis livré à un petit exercice... hum, lisez, vous verrez-

Tokyo Marble Chocolate, c'est un tableau exposant un homme et une femme ensemble. L'homme est timide et ne sait pas comment s'y prendre pour faire comprendre ses sentiments. La femme, elle, se pose des questions sur le couple, a ses attentes. Le point commun est que tous deux pensent ne pas se mériter. Tous deux ont vécu des expériences qui les font douter dans leur relation.
Il est réaliste ce tableau. Son existence ne tient qu'à un fil. Des détails, uniquement issus de coïncidences, viennent y créer des craquelures. Pour nous, le spectateur, c'est évident, cet homme et cette femme s'aiment. Pourtant, eux, ont peur, peur d'avoir mal agi, de mal agir, d'être incompris de l'autre. Finalement, ces coïncidences ne sont que le résultat de ces peurs. Quand on pense qu'un mot, une action, pourrait changer tout ça, permettre à ce tableau de rester aussi parfait qu'à la fin de sa création, on se sent stupide. Stupide mais rien n'y fait. Toujours la même chose: Je t'aime, moi non plus... si tant est que même ce verbe, presque banalisé pourtant aujourd'hui, parvienne à traverser les lèvres de ces 2 êtres.
L'amour est une chose compliquée, d'abord pour la simple raison que l'incompréhension entre homme et femme perdure, ensuite, car envisager une relation sérieuse entraîne des espoirs, espoirs qu'on craint plus que jamais de voir détruits car ils n'impliquent pas que soi-même. On en arrive même parfois à faire des choses qu'on ne voudrait pas faire en réalité...



C'est un peu tout ça que raconte Tokyo Marble Chocolate. A travers 2 OAVs, sans ordre de diffusion, qui tour à tour nous montrent le point de vue de l'homme et de la femme. L'univers se tient et m'a parfois étonné par le ton réaliste uniquement brisé par l'existence d'une sorte d'animal multicolore qui, toutefois, n'enlève rien et même rajoute de l'intérêt à l'histoire. Sur un ton très poétique, on suit donc nos 2 héros, Yuudai et Chizuru, dans leur idylle, on peut le dire, mouvementée. Le tout est accompagnée d'une bande son très agréable à écouter et adaptée au contexte.
J'ai donc passé un très bon moment devant cette série, et vous conseille donc de la regarder sans attendre.

Autrement, parlons du blog: bon je me suis décidé, je vais essayer, et j'insiste sur le "essayer" car je suis pas sur de le faire et encore moins de réussir, de le rendre beau et adepte à une navigation simple. Je reconnais que si je l'ai créé pour le fun, maintenant j'y tiens et j'essaie vraiment d'en faire un truc sympa à lire. Évidemment, vous l'avez compris, je parle de tout ce qui me plait ici, alors même si je refile des liens uniquement vers des blogs "otaku", ne croyez pas que je ne vais me limiter qu'à ça. Voilà voilà, donc ben je vais tenter de faire de mes pages un bon contenu "généraliste" (oui des guillemets car bon ça l'est pas tant que ça) en espérant que tout le monde puisse y trouver son compte, du mec lambda à l'otaku en passant par le cinéphile, oui car, finalement je compte tenter de parler cinoche, même si ma culture est naze. Je parlerai des quelques rares films que je vois sans aucune prétention, juste une opinion.
Au prochain!

samedi 17 janvier 2009

Un son qui vous veut du bien: Kery James - Banlieusards

Avant de passer un article musical un peu plus sérieux, on va faire court et vous faire patienter avec un morceau très connu et que j'adore: Banlieusards!
C'est vraiment un petit bijou qui remet tout le monde à sa place.
Quelques paroles pour illustrer la puissance de ce morceau:
"Il est temps que la 2ème France s'éveille
J'ai envie d'être plus direct, il est temps qu'on fasse de l'oseille
C'que la France ne nous donne pas on va lui prendre
J'veux pas brûler des voitures, mais en construire, puis en vendre
Si on est livré à nous même, le combat faut qu'on le livre nous même
Il ne suffit pas de chanter, « regarde comme il nous malmène »
Il faut que tu apprennes, que tu comprennes et que t'entreprennes
Avant de crier «c'est pas la peine ! Quoi qu'il advienne, le système nous freine!»
A toi de voir ! T'es un lâche ou un soldat ?
Brandis l'épée du courage, entreprends et bats toi !"

Loin de tous les clichés, Kery James montre bien que nous aussi, "banlieusards", avons notre part à jouer. C'est vraiment un morceau qui m'a marqué. En tout cas, je conseille fortement son dernier album qui est une vraie tuerie.

Découvrez Kery James!

vendredi 9 janvier 2009

Impressions à chaud sur Eagle Eye

Eagle Eye, ou L'Oeil du mal dans sa traduction française (minable faut le dire), est un de ces gros films, avec Twilight notamment, dont on peut en ce moment trouver un tas d'affiches publicitaires dans les stations de métro. En général, j'y suis pas réceptif, j'ai même tendance à me méfier. Cette fois cependant, une raison stupide et même plus que stupide m'a donné envie de voir ce film: Shia Labeouf. Ce qu'il a de spécial? Il a joué dans une série que j'adorais quand j'étais gosse: Drôle de frère. C'est minable comme raison mais ça m'a suffit. Je suis donc allé voir ce film hier sans trop en connaître le sujet. J'ai eu raison car le film était très sympa.

Bon déjà pour commencer, voici un synopsis réalisé par allociné (non je ne me fatigue pas):
Jerry et Rachel ne se connaissent pas, mais un cauchemar leur a donné rendez-vous. Parce que quelqu'un l'a fait passer pour un terroriste et qu'il est désormais recherché par toutes les polices, Jerry n'a pas d'autre choix que d'obéir à la mystérieuse voix qui contrôle chacun de ses faits et gestes. Rachel est elle aussi obligée d'obéir, sinon ce sera son fils, Sam, qui le paiera de sa vie.
Dans une course contre la montre où la manipulation et l'hypertechnologie sont reines, les deux jeunes gens doivent accomplir tout ce que la voix leur demande, quels que soient les risques. S'ils veulent survivre au piège, ils vont devoir à la fois échapper à leurs poursuivants et percer le secret de ceux qui mènent ce jeu infernal...

Passons maintenant au film à proprement parler.
Comme l'indique le film, la technologie est le maître mot dans ce film. On est donc servi par une belle brochette d'effets spéciaux d'une grande qualité faut le dire et auxquels on croit plus ou moins facilement!
Ensuite, ce film va à 100 à l'heure, aucun temps mort. Donc on a droit à de l'action, en général je suis pas fan, mais nos héros sont tellement sous pression qu'on en reste figé, le souffle coupé, le temps de savoir le sort qui les attend. C'est très prenant, je reprocherai cela dit le côté parfois "too much". Je pense notamment à une scène avec un Iranien pour lequel j'ai failli rire quand j'ai vu ce qui lui est arrivé. Un bon petit "Lol" à la Gad Elmaleh car pour le coup, le film se voulait visionnaire mais réaliste et finalement tout cela s'est détruit sur cette scène pourrie.
Bon, l'action m'a pas gêné mais c'est évidemment le scénario qui m'a intéressé (je ne peux pas vraiment apprécié un film sans un minimum de scénario cherché). Il faut savoir que le film commence sur une scène au Proche-Orient (ou Moyen-Orient hum..) et que la suite paraît totalement sans rapport. Donc j'ai passé un bon moment à me demander " 'tain mais à quoi elle servait cette scène!?". Au bout d'un moment (et un peu de jugeote) on s'en doute et on apprécie l'idée. Nan le plus fort en fait reste "Eye eagle", une belle façon de montrer ce que pourrait devenir un état qui incite à surveiller toujours plus. Franchement, le film parvient à faire réfléchir un minimum sur notre société, tout en gardant sa dose de fun qui fait que c'est pas le "but" quand même.
Je suis pas spécialiste du jeu d'acteur mais dans l'ensemble j'ai trouvé que c'était crédible. On a 2 acteurs principaux qui font une belle paire et j'ai réussi à rentrer dans le film. N'étant pas très cinéphile, je ne peux qu'être satisfait.
Je regrette juste la fin. Franchement, faut aller expliquer aux Ricains le concept de fin classe, j'en ai marre de leur fin hollywoodienne à l'eau de rose -sans être cinéphile, c'est dire-. Le pire étant que cette fois, il la tenait leur fin, la scène mettant un terme au périple des héros était très bien et il a fallu qu'elle soit gâchée par ce qui suivait.

En tout cas, c'était un très bon divertissement et je conseille d'aller le voir (accompagné d'une connaissance ou plus si affinité), c'est un bon plan!
J'aime pas faire ça mais disons que si je devais mettre une note le 15/20 lui irait bien car il arrive quand même à être plus qu'un blockbuster!